4. Sainte-C.

Sainte-C. faisait partie de la petite dizaine d’écoles catholiques privées d’Antananarivo créées par les congrégations religieuses venues de France à la fin du XIXème siècle. Ouverte au lendemain de l’Indépendance, elle accueillait les filles de la bourgeoisie de la ville et des nouveaux dignitaires de la politique de la maternelle jusqu’en terminale. Lire la suite »

3. Sur la pointe des pieds

Je passai mes premières années dans un camp militaire, au Toby Ratsimandrava, situé dans le quartier d’AmbohijanaharySiège de l’État-major de la gendarmerie nationale, le toby était un complexe important qui comportait, outre des bâtiments administratifs et une caserne, des immeubles d’habitation pour les familles du personnel militaire. Dans l’un d’eux, ma famille occupa, jusqu’à mes six ans environ, un appartement assez lumineux situé au quatrième ou au cinquième étage.Lire la suite »

1. Herbe de serpent

Le volubilis poussait en abondance dans la cour de l’école catholique de filles que je fréquentai entre l’âge de trois et sept ans. Il s’entremêlait aux grilles et aux clôtures, envahissant inexorablement la moindre parcelle libre jusqu’à ce qu’une fois l’an un jardinier en arrache les branches et les brûle. Le vert sombre de ses feuilles domine les impressions lointaines que je garde de ce lieu depuis longtemps relégué au fin fond de ma mémoire, sorte de magma végétal et silencieux duquel émergent de rares points lumineux.Lire la suite »